Se désorganiser progressivement, partir à la dérive, tomber en décadence faute de soin ou de direction.
« Depuis le départ du directeur, le projet est allé à vau-l'eau, plus personne ne coordonne rien. »
XVIe s.
L'expression est attestée au sens littéral : aller « à vau-l'eau » signifie naviguer dans le sens du courant, sans effort ni gouvernail. « Vau » (forme ancienne de « val ») désigne la pente que suit l'eau.
XVIIe-XVIIIe s.
Le sens figuré s'impose : ce qui « va à vau-l'eau » est ce qui part à la dérive, se dégrade faute de soin ou de direction, sans qu'on y puisse plus rien.
Aujourd'hui
L'expression reste vivante, surtout à l'écrit et dans un registre légèrement soutenu, pour décrire tout ce qui se délite progressivement : un projet, une relation, une institution.
Cette expression s’emploie partout en France.
couler à pic (échouer brutalement et complètement : là où aller à vau-l'eau est un glissement progressif, couler à pic est soudain et total)
"Vau" se prononce [vo] comme dans "veau" : l'ensemble "vau-l'eau" se dit [vo lo]. Ne pas prononcer le "au" comme un "a" pur, "vau" ne rime pas avec "val".