Avoir du mal à faire quelque chose, éprouver une difficulté (sens québécois). En France, « misère » évoque surtout la grande pauvreté, sens bien distinct.
« « J'ai vraiment de la misère à comprendre ces instructions. » »
XVIIe s.
Les colons français apportent la langue de l'Ancien Régime, où « misère » désigne la peine et la difficulté au sens large.
XVIIIe-XIXe s.
En France, « misère » se spécialise vers la pauvreté extrême. Au Québec, le sens large est maintenu.
Aujourd'hui
« Avoir de la misère à » reste l'une des tournures les plus naturelles et spontanées du québécois pour exprimer la difficulté.
Régions où l’expression est la plus courante.
Propre au français québécois et aux variétés nord-américaines du français ; incompris ou mal interprété en France métropolitaine où « misère » évoque la pauvreté.
être dans la misère (France et Québec : vivre dans une grande pauvreté, sens bien distinct de « avoir de la misère à faire quelque chose »)