logoFrançais Simple
  • Formations
  • Leçons
  • Exercices
  • Expressions
  • Dictionnaire
Français Simple

Le français gratuit : leçons, exercices, dictées, expressions et un assistant IA.

Apprendre

  • Leçons
  • Parcours guidés
  • L'alphabet
  • Catégories

S'entraîner

  • Exercices
  • Dictées
  • Cartes mémoire
  • Classement

Découvrir

  • Expressions
  • Dictionnaire
  • Livres
  • Assistant IA

Le site

  • Notre mission
  • Contact
  • Mon profil
© 2026 Français SimpleFait avec pour les apprenants du français
AccueilExpressionsavoir de la misère à

avoir de la misère à

Avoir du mal à faire quelque chose, éprouver une difficulté (sens québécois). En France, « misère » évoque surtout la grande pauvreté, sens bien distinct.

Intermédiaireameriqueapprentissageculturedifficulteeffortfrancophonielangueobstaclequebec

En situation

« « J'ai vraiment de la misère à comprendre ces instructions. » »

D'où vient l'expression

  1. XVIIe s.

    Les colons français apportent la langue de l'Ancien Régime, où « misère » désigne la peine et la difficulté au sens large.

  2. XVIIIe-XIXe s.

    En France, « misère » se spécialise vers la pauvreté extrême. Au Québec, le sens large est maintenu.

  3. Aujourd'hui

    « Avoir de la misère à » reste l'une des tournures les plus naturelles et spontanées du québécois pour exprimer la difficulté.

Où ça se dit

Régions où l’expression est la plus courante.

    raretrès courant

    Propre au français québécois et aux variétés nord-américaines du français ; incompris ou mal interprété en France métropolitaine où « misère » évoque la pauvreté.

    Expressions cousines

    avoir du mal àpeiner àtrouver difficile deavoir de la peine à (Suisse)

    À ne pas confondre

    être dans la misère (France et Québec : vivre dans une grande pauvreté, sens bien distinct de « avoir de la misère à faire quelque chose »)

    Dans l'histoire

    Le français de l'Ancien Régime employait « misère » dans un sens général de peine et difficulté, hérité du latin miseria. En France métropolitaine, ce sens s'est réduit à la pauvreté extrême à partir du XVIIIe siècle. Au Québec, isolé des évolutions parisiennes, le sens plus large a été conservé : avoir de la misère à faire quelque chose, c'est simplement peiner à le faire. Ce phénomène de conservation archaïque est courant dans les variétés de français éloignées de la métropole : on le retrouve aussi en Suisse romande (« avoir de la peine » pour être triste ou avoir du mal) ou en Belgique avec certaines tournures médiévales.

    Étymologie

    Du latin miseria (état de malheur, souffrance). En ancien français et dans la langue de l'Ancien Régime, « misère » couvrait la peine, la difficulté et l'affliction au sens large. En France, le mot s'est progressivement spécialisé vers la pauvreté extrême. Le québécois, héritier du français du XVIIe siècle apporté par les colons, a conservé ce sens plus large.

    Le sais-tu ?

    Ce décalage illustre la conservation archaïque : les variétés de français éloignées de la métropole ont souvent préservé des sens anciens que le français de France a abandonnés. On retrouve le même phénomène en Suisse romande avec « avoir de la peine » (être triste) ou en Belgique avec certaines tournures médiévales.

    Registre

    Familier

    familiersoutenu

    Très courant au Québec à l'oral ; en France, on dira plutôt « avoir du mal à » ou « peiner à ».

    Fréquence

    Très courante

    Cette expression