Ressentir une forte envie de manger quelque chose d'appétissant, ou plus largement désirer vivement quelque chose.
« « Rien qu'à sentir l'odeur du pain chaud, j'avais l'eau à la bouche. » »
XVIe s.
Expression attestée en français pour désigner l'envie déclenchée par un aliment appétissant
Début XXe s.
Ivan Pavlov décrit scientifiquement le réflexe de salivation par anticipation, validant l'image physiologique de l'expression
Aujourd'hui
Très courante, étendue à tout ce qui suscite un désir vif, pas seulement la nourriture
Cette expression s’emploie partout en France.
mettre l'eau à la bouche (forme causative : c'est la chose appétissante qui provoque l'envie chez quelqu'un d'autre, alors que dans « avoir l'eau à la bouche », c'est le sujet qui ressent l'envie)
À l'oral, l'article « la » s'élide en « l' » devant « eau » (qui commence par une voyelle) : on dit « l'eau à la bouche » /lo a la buʃ/, jamais « *la eau ». Le groupe de lettres « eau » se prononce /o/, comme dans « beau » ou « chapeau ».