Se sentir déprimé, triste, mélancolique.
« Depuis que son meilleur ami a déménagé, il a vraiment le cafard. »
XIXe s.
L'expression s'implante dans la langue littéraire et populaire ; on la trouve chez des auteurs comme Baudelaire pour évoquer le spleen, cet état de tristesse vague et oppressante.
Aujourd'hui
Très vivante à l'oral et dans la presse, elle décrit une mélancolie passagère, souvent plus légère qu'une vraie dépression, que tout le monde peut ressentir un lundi matin.
Cette expression s’emploie partout en France.
avoir la flemme (paresse, pas tristesse)
faire le cafard (moucharder, dénoncer quelqu'un : sens très différent d'avoir le cafard)
Le 'd' final est muet : on prononce [kafaʁ], pas [kafaʁd]. À l'oral, le mot se ferme sur le 'r' roulé, sans rien après.