Être animé d'une énergie, d'une ardeur ou d'une agitation extrême, parfois incontrôlable.
« Les enfants ont le diable au corps aujourd'hui : ils n'arrêtent pas de courir et de crier. »
XVIIe siècle
L'expression apparaît dans la langue : le diable au corps renvoie à la possession démoniaque, croyance vivace dans la France d'Ancien Régime.
XVIIIe-XIXe siècle
La connotation religieuse s'efface : avoir le diable au corps décrit une passion amoureuse ou une fougue incontrôlable, sans lien avec la démonologie.
1923
Raymond Radiguet publie 'Le Diable au corps', roman d'amour sulfureux d'un adolescent pendant la Grande Guerre, qui propulse l'expression dans toute la culture française.
Aujourd'hui
Expression courante et imagée, utilisée pour décrire une énergie excessive, une agitation ou une ardeur qui débordent.
Cette expression s’emploie partout en France.
tirer le diable par la queue (être dans la misère financière, sens très différent)
Le 'ps' final de 'corps' est muet : on prononce [avwaʁ lə djabl o kɔʁ]. À l'oral, on enchaîne naturellement 'diable au' sans pause.