Avoir peur, être saisi par la frousse face à quelque chose d'inquiétant ou d'incertain.
« Je devais traverser ce couloir sombre seul, j'avoue que j'avais les jetons. »
Fin du XIXe siècle
L'expression apparaît dans l'argot parisien, probablement liée à l'angoisse du joueur qui risque sa mise au jeu de hasard.
Aujourd'hui
Répandue dans tout le français familier, souvent employée avec des synonymes proches comme 'avoir la trouille', 'flipper' ou 'avoir la pétoche'.
Cette expression s’emploie partout en France.
donner des jetons (effrayer quelqu'un : la même peur, mais causée par autrui)
'Jetons' : le 'j' se prononce [ʒ] comme dans 'jardin' ; le 's' final est muet sauf en liaison ('j'avais les jetons' → [le.ʒ(ə).tɔ̃]).