Gérer son argent de manière très stricte et minutieuse, avec une parcimonie proche de l'avarice ou par véritable nécessité.
« Depuis qu'il a perdu son emploi, il compte ses sous pour que tout reste dans le budget. »
Moyen Âge
Le « sou » (du latin solidus) circule en France comme petite pièce de monnaie
XIXe s.
L'expression s'installe dans le registre courant pour désigner la parcimonie
1960
Le sou disparaît avec la réforme du nouveau franc, l'expression survit
Aujourd'hui
Toujours vivante, pour la contrainte budgétaire comme pour la ladrerie
Cette expression s’emploie partout en France.
être avare (implique un refus de dépenser même quand on en a les moyens, alors que compter ses sous peut simplement indiquer une contrainte budgétaire réelle)
Le p de « compter » est muet en français standard : on dit [kɔ̃te] et non *[kɔ̃pte]. Il n'y a pas de liaison entre « ses » et « sous ». On prononce donc [kɔ̃te se su].