Tenir à quelqu'un des propos tendres et galants dans le but de lui faire la cour, souvent de façon légère ou peu sincère.
« Dans le parc, ce vieux marquis contait fleurette à toutes les promenantes avec le même sourire suave. »
XVIe s.
Attestée dans la poésie courtoise et la littérature galante française
XVIIe-XVIIIe s.
Employée dans les comédies et les salons de l'Ancien Régime pour décrire le badinage
XIXe s.
L'expression se rarèfie avec l'évolution des mœurs et du langage galant
Aujourd'hui
Survivance ironique ou affectueuse, surtout dans les textes historiques
Cette expression s’emploie partout en France.
faire des avances (terme plus direct et moins gracieux, sans la légèreté galante de conter fleurette)
Attention : « conter » et « compter » se prononcent identiquement [kɔ̃te]. Seul le contexte distingue « conter fleurette » (faire la cour) de « compter des fleurs » (dénombrer). Le e final de « fleurette » est muet à l'oral : [flœʁɛt].