Rechercher des aventures amoureuses en dehors de sa relation, être infidèle ou multiplier les conquêtes.
« « Son mari rentrait tard tous les soirs en prétextant des réunions : elle a fini par comprendre qu'il courait le guilledou. » »
XVIe s.
L'expression est attestée en français. Le mot 'guilledou', d'origine incertaine, désigne peut-être un lieu de plaisirs galants ou dérive de 'guiller' (tromper en argot médiéval).
XIXe - XXe s.
Reste en usage à l'oral et dans la littérature avec une nuance ironique ou légèrement amusée pour désigner l'infidèle ou le séducteur compulsif.
Aujourd'hui
Vieillie mais encore compréhensible. On la rencontre surtout à l'écrit. Le mot 'guilledou' ne survit que dans cette expression : véritable mot-fossile.
Cette expression s’emploie partout en France.
avoir le cœur volage (tendance naturelle à changer d'amour, disposition intérieure : courir le guilledou désigne des actes concrets d'infidélité, pas seulement une inclination)
« Courir le guilledou » : /kuʁiʁ l gijdu/. « Guilledou » se prononce /gijdu/ : le groupe « ill » donne le son /j/ (comme dans « fille »). Le « e » de « le » tombe à l'oral.