Dormir ou se reposer après avoir trop bu pour récupérer de l'ivresse.
« « Ne le dérange pas, il cuve son vin depuis l'anniversaire d'hier soir. » »
XIIe s.
Le mot « cuve » (du latin cupa, tonneau) entre en français pour désigner le grand récipient de fermentation viticole.
XVIIe s.
L'expression figurée « cuver son vin » apparaît dans la littérature, calquée sur l'image de la fermentation lente du moût.
Aujourd'hui
Toujours vivante, notamment dans son extension « cuver sa colère » qui désigne la décantation d'une émotion forte jusqu'à ce qu'elle passe.
Cette expression s’emploie partout en France.
cuver sa colère (laisser passer une émotion forte, sens figuré autonome sans lien avec l'alcool)
Le u de « cuver » se prononce /y/ (lèvres arrondies, comme dans « lune ») : /kyve sɔ̃ vɛ̃/. Attention à ne pas le confondre avec le /u/ de « couvrir » ou « couleur ».