Qualifie un travail ou un projet qui demande beaucoup de temps, d'efforts continus et de persévérance pour être mené à bien.
« Rédiger une thèse de doctorat est un travail de longue haleine : il faut souvent cinq à sept ans avant de la soutenir. »
XVIe s.
Attestée dans la littérature française de la Renaissance, liée à l'image du coureur et du laboureur
XVIIe-XVIIIe s.
Adoptée par les moralistes et les humanistes pour désigner l'endurance intellectuelle
Aujourd'hui
Employée surtout à l'écrit pour qualifier les projets ambitieux de longue durée
Cette expression s’emploie partout en France.
fastidieux (qui ennuie par sa longueur ou sa répétition, sans la notion d'effort soutenu et valorisant contenue dans « de longue haleine »)
Le « h » de « haleine » est muet, ce qui rend la liaison avec « longue » obligatoire : on prononce [də.lɔ̃.g‿a.lɛn]. Attention à ne pas prononcer le « e » final de « longue » : il s'efface entièrement devant la voyelle suivante.