Tenir des propos très sévères et très négatifs sur quelqu'un, le critiquer violemment, souvent en son absence.
« « Depuis leur rupture, il dit pis que pendre d'elle : ses amis sont gênés d'entendre autant d'accusations. » »
XVIe s.
Née à l'époque où la pendaison était la peine la plus infamante. Dire « pis que pendre » de quelqu'un, c'est l'accuser de crimes dépassant même ceux dignes du gibet.
Aujourd'hui
Sens atténué : critiquer très sévèrement. La référence à la pendaison n'est plus perçue littéralement, mais l'hyperbole reste vivante dans le langage courant.
Cette expression s’emploie partout en France.
casser du sucre sur le dos de quelqu'un (médisance plus courante et plus légère : dire pis que pendre insiste sur l'excès et la violence des propos, qui vont jusqu'à l'accusation grave)
« Dire pis que pendre » : /diʁ pi k pɑ̃dʁ/. « Pis » se prononce /pi/, sans prononcer le « s » final. « Que » se réduit à /k/ devant « pendre ». « Pendre » fait /pɑ̃dʁ/ avec le son nasal /ɑ̃/.