Offrir quelque chose de précieux ou de raffiné à quelqu'un qui n'est pas capable de l'apprécier.
« Lui expliquer la philosophie de Kant, c'est vraiment jeter des perles aux pourceaux. »
Ier s.
Évangile selon Matthieu (7, 6) : « ne jetez pas vos perles aux pourceaux »
Moyen Âge
L'expression entre en français à travers la tradition biblique et religieuse
Aujourd'hui
Devenue rare et plutôt littéraire : on la rencontre surtout à l'écrit pour désigner le gaspillage d'une chose précieuse offerte à qui n'en a cure
Cette expression s’emploie partout en France.
parler dans le vide (manque d'écoute, sans l'idée de gaspillage d'une chose précieuse)
On dit /ʒəte de pɛʁl o puʁso/. « Pourceau » est un mot ancien qui désigne le cochon : il se prononce /puʁso/, comme « pour » suivi de « seau ». Pas de liaison devant « perles » : on dit /de pɛʁl/.