Être amoureux(se) ou avoir le béguin pour quelqu'un, généralement secrètement ou timidement.
« Tout le monde dans la classe sait qu'il en pince pour la nouvelle élève. »
XIXe s.
'Pincer' en argot parisien signifie 'attraper', 'prendre sur le fait' ; par métaphore, on est 'pincé' par les charmes de quelqu'un comme on l'est par la police.
Fin XIXe s.
La tournure 'en pincer pour' se fixe dans le langage familier et populaire pour désigner un sentiment amoureux non déclaré.
Aujourd'hui
Expression bien vivante à l'oral familier, surtout pour évoquer un sentiment timide ou secret, souvent avec une touche de tendresse ou d'humour.
Cette expression s’emploie partout en France.
pincer quelqu'un (attraper ou prendre en faute, sens propre et familier très différent de l'amour)
'En pincer' [ɑ̃pɛ̃se] cumule deux voyelles nasales : [ɑ̃] pour 'en' et [ɛ̃] pour 'pin-'. À l'oral rapide, 'quelqu'un' est souvent réduit à [kɛk'œ̃] voire [kœ̃].