Reconnaître publiquement ses torts, présenter des excuses sincères et s'humilier pour réparer une offense ou une erreur commise.
« Après avoir accusé sa collègue à tort, il a dû faire amende honorable devant toute l'équipe. »
Moyen Âge
L'amende honorable est une peine judiciaire codifiée : le condamné reconnaît publiquement sa faute devant le tribunal, l'église ou la foule, souvent vêtu de la chemise du pénitent
1791
La Révolution française abolit la peine de l'amende honorable judiciaire, mais l'expression reste vivante dans la langue courante
Aujourd'hui
Employée dans les médias, la politique et la vie sociale pour désigner toute reconnaissance publique et sincère d'une erreur ou d'une faute
Cette expression s’emploie partout en France.
présenter ses excuses (acte de politesse courant et sans connotation humiliante : « faire amende honorable » insiste sur la dimension publique, solennelle et souvent humiliante de la reconnaissance de faute)
'Amende' se prononce [amɑ̃d], le 'en' est nasal [ɑ̃], le 'd' final muet ; ne pas confondre avec 'amande' [amɑ̃d] (le fruit), ils se prononcent de façon identique.