Se moquer avec malice et complaisance d'une situation ou d'une personne, en s'en délectant et en le répandant autour de soi.
« « Ses adversaires politiques ont fait des gorges chaudes de son erreur lors du débat télévisé. » »
Moyen Age
En fauconnerie, la « gorge chaude » est la viande fraîche donnée à un rapace en récompense de sa chasse. L'image de se régaler voracement est au coeur de l'expression.
XVIe s.
Le sens figuré est attesté chez des auteurs de la Renaissance : « faire des gorges chaudes de quelque chose » signifie s'en délecter avec malice et en faire profiter son entourage.
Aujourd'hui
Expression surtout utilisée à l'écrit et dans un registre journalistique ou littéraire, pour désigner le plaisir malicieux pris à se moquer d'une erreur ou du ridicule d'autrui.
Cette expression s’emploie partout en France.
rire aux dépens de quelqu'un (rire à ses frais sans forcément le répandre : faire des gorges chaudes implique une diffusion, on s'amuse de quelque chose et on en parle largement)
«Gorges chaudes» : /ɡɔʁʒ ʃod/. Le «s» de «gorges» ne se prononce pas et la liaison ne se fait pas devant «ch». «Faire» perd son e caduc à l'oral : /fɛʁ de ɡɔʁʒ ʃod/.