Faire un grand tapage, se démener bruyamment ou créer un désordre important pour obtenir quelque chose.
« Il a fait le diable à quatre pour récupérer son colis perdu et a finalement obtenu un remboursement. »
XVIIe siècle
L'expression apparaît dans la langue, dans un contexte de théâtre populaire et de croyances démonologiques où le diable personnifie le chaos.
XVIIIe-XIXe siècle
La charge surnaturelle disparaît : l'expression désigne couramment quelqu'un qui fait grand bruit pour protester ou obtenir gain de cause.
Aujourd'hui
Encore vivante à l'oral familier pour décrire quelqu'un qui réclame bruyamment ou crée un désordre pour se faire entendre.
Cette expression s’emploie partout en France.
avoir le diable au corps (énergie intérieure spontanée, sans but de protestation)
À l'oral rapide, le 'e' final de 'quatre' disparaît : on entend [fɛʁ lə djabl a katʁ]. Il n'y a pas de liaison entre 'diable' et 'à'.