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AccueilExpressionsfaire le diable à quatre

faire le diable à quatre

Faire un grand tapage, se démener bruyamment ou créer un désordre important pour obtenir quelque chose.

Intermédiairebruitcolereconflitculturediableemotionsreligion

En situation

« Il a fait le diable à quatre pour récupérer son colis perdu et a finalement obtenu un remboursement. »

D'où vient l'expression

  1. XVIIe siècle

    L'expression apparaît dans la langue, dans un contexte de théâtre populaire et de croyances démonologiques où le diable personnifie le chaos.

  2. XVIIIe-XIXe siècle

    La charge surnaturelle disparaît : l'expression désigne couramment quelqu'un qui fait grand bruit pour protester ou obtenir gain de cause.

  3. Aujourd'hui

    Encore vivante à l'oral familier pour décrire quelqu'un qui réclame bruyamment ou crée un désordre pour se faire entendre.

Où ça se dit

Cette expression s’emploie partout en France.

Partout en France

Expressions cousines

faire un scandaletempêters'agiter comme un beau diablefaire du grabuge

À ne pas confondre

avoir le diable au corps (énergie intérieure spontanée, sans but de protestation)

Dans l'histoire

L'expression est attestée au XVIIe siècle, période où le diable et ses acolytes hantent les pièces de théâtre populaire et les mystères religieux. Le nombre quatre est symbolique d'excès et de débordement dans la culture de l'époque : on parle aussi de 'faire les quatre cents coups' ou de 'se mettre en quatre'. L'image évoque peut-être les quatre diables agités qui formaient l'enfer sur scène dans les tréteaux médiévaux, ou les quatre démons que les sorciers étaient censés invoquer lors de leurs sabbats. À l'origine centrée sur une forte agitation bruyante, l'expression s'est progressivement déplacée vers l'idée de protestation véhémente ou d'insistance obstinée pour obtenir quelque chose.

Prononciation

À l'oral rapide, le 'e' final de 'quatre' disparaît : on entend [fɛʁ lə djabl a katʁ]. Il n'y a pas de liaison entre 'diable' et 'à'.

Le sais-tu ?

Le nombre « quatre » revient souvent dans les expressions de grand bruit en français : « faire les quatre cents coups », « se démener comme quatre ». Ce chiffre amplifie toujours l'idée d'excès.

Registre

Familier

familiersoutenu

À l'oral, pour décrire quelqu'un qui s'agite beaucoup, crie ou proteste avec véhémence.

Fréquence

Courante

Cette expression