En sport, courir en tête pour imposer un rythme rapide au profit d'un autre coureur. Par extension, faire le travail difficile pour que quelqu'un d'autre en tire le mérite.
« « Dans cette course, c'est lui qui a fait le lièvre pour permettre au champion de battre le record. » »
Début XXe s.
Le « lièvre » entre dans le vocabulaire de l'athlétisme comme coureur chargé d'imposer le rythme.
Années 1950
La pratique se répand dans les tentatives de records du monde de course à pied.
Aujourd'hui
L'expression dépasse le sport pour décrire toute situation où l'on s'efface pour qu'un autre brille.
Cette expression s’emploie partout en France.
faire le bélier (forcer un passage de façon brutale, sans l'idée de sacrifier sa propre performance pour autrui)
On dit /fɛR lə ljɛvR/. Le « vr » final de « lièvre » se prononce bien : /ljɛvR/, ne pas oublier le « v ».