Purger entièrement sa peine de prison, sans libération anticipée ni liberté conditionnelle.
« Il a refusé la liberté conditionnelle et a préféré faire son temps jusqu'au bout. »
XIXe s.
Attestée dans le jargon militaire : le conscrit "fait son temps" de service obligatoire.
XIXe-XXe s.
Glissement vers le contexte carcéral : le condamné "fait son temps" sans bénéficier d'une remise de peine.
Aujourd'hui
Usuel dans la presse judiciaire et dans le langage courant, y compris au sens professionnel élargi.
Cette expression s’emploie partout en France.
faire du temps (qui peut simplement signifier passer du temps quelque part, sans connotation carcérale)
À l'oral, on entend souvent "faire son t'mps" avec le e de "temps" avalé. Le p final est muet : [fɛʁ sɔ̃ tɑ̃].