Conserver le meilleur, le plus intéressant ou le plus agréable pour la fin.
« « Il a gardé la grande annonce pour la bonne bouche : il l'a révélée tout à la fin de la réunion. » »
XVIIe s.
«Bonne bouche» désigne un mets fin qu'on réserve pour finir le repas ; «laisser une bonne bouche» est une formule de politesse attestée dans les écrits de l'époque.
Aujourd'hui
L'expression survit dans un registre soigné pour dire qu'on a volontairement gardé le meilleur pour la fin, au propre comme au figuré.
Cette expression s’emploie partout en France.
faire la fine bouche (bouder face à une offre, sens négatif et opposé : ici on apprécie, là on dédaigne)
On dit /gaRde kɛlkə ʃoz puR la bɔn buʃ/. À l'oral, « quelque chose » se prononce souvent /kɛkʃoz/.