Personne utilisée comme façade ou prête-nom pour dissimuler l'identité du vrai commanditaire d'une action, souvent frauduleuse ou suspecte.
« L'enquête a révélé que le gérant officiel de la société n'était qu'un homme de paille : les vrais propriétaires tiraient les ficelles depuis l'étranger. »
XVIIe s.
Apparition dans le vocabulaire juridique : un prête-nom sans biens propres protège les vrais commanditaires de la faillite
XIXe s.
Extension à la politique et au commerce : l'expression entre dans le langage journalistique
Aujourd'hui
Très vivante dans les affaires, la politique et le journalisme d'investigation
Cette expression s’emploie partout en France.
bouc émissaire (désigné pour prendre la faute d'autrui, mais agit en son nom propre ; l'homme de paille peut ne pas savoir qu'il est manipulé)
« Paille » se prononce /paj/ : le groupe « aille » donne /aj/, comme dans « bataille » ou « médaille ». Ne pas prononcer le « l » comme un /l/ isolé.