Faire semblant de soutenir quelqu'un tout en travaillant secrètement contre lui, ou en servant simultanément deux camps opposés.
« « Il jouait un double jeu : il feignait d'être du côté de la direction mais transmettait des informations confidentielles aux syndicats. » »
XVIIe s.
L'expression naît dans le contexte des intrigues de cour et de la diplomatie secrète. Elle désigne l'individu qui sert en cachette deux maîtres opposés tout en paraissant loyal à l'un d'eux.
XXe s.
La littérature et le cinéma d'espionnage popularisent la figure de l'agent double. L'expression s'étend à tous les contextes de trahison dissimulée, y compris les relations personnelles.
Aujourd'hui
Expression courante en politique, dans les médias et dans les relations personnelles pour décrire une duplicité active et calculée.
Cette expression s’emploie partout en France.
cacher son jeu (ne pas révéler ses intentions, sans forcément trahir activement : jouer un double jeu implique une action délibérée contre quelqu'un qui vous fait confiance)
«Double jeu» : /dubl ʒø/. Le «b» de «double» se prononce, et le «e» final de «double» tombe à l'oral, ce qui fait /dubl/ en une syllabe.