Le destin est fixé, la décision irrévocable est prise et plus rien ne peut changer le cours des choses.
« Une fois la lettre déposée dans la boîte, il soupira : le sort en était jeté. »
49 av. J.-C.
Jules César franchit le Rubicon et prononce "Alea jacta est"
Moyen Âge
La formule circule en latin dans la littérature savante européenne
XVIIe s.
La traduction française "le sort en est jeté" s'installe dans les textes
Aujourd'hui
Employée pour tout point de non-retour, dans les registres soutenu et courant
Cette expression s’emploie partout en France.
Conjurer le sort (déjouer le destin, non le subir)
À l'oral soigné, on fait la liaison dans "sort en" : "sor-ten-est-jeté". La formule se dit souvent précédée d'un bref silence pour marquer la gravité.