Situation de frustration intense où l'on voit ou désire quelque chose d'inaccessible qui reste constamment hors de portée, malgré une proximité trompeuse.
« « Attendre le résultat de son examen en voyant les notes sur l'écran sans pouvoir y accéder : un vrai supplice de Tantale. » »
VIIIe s. av. J.-C.
Homère et Pindare décrivent le châtiment de Tantale dans les Enfers
XVIe-XVIIe s.
L'image du supplice entre dans les langues européennes via la Renaissance humaniste
Aujourd'hui
Courante pour toute situation de désir inassouvi par une proximité trompeuse
Cette expression s’emploie partout en France.
l'épée de Damoclès (désigne une menace permanente suspendue au-dessus de soi, et non un désir inassouvi)
'Supplice' se prononce [sy.plis] : le 'e' final est muet, on dit s'pli-ce. 'Tantale' se prononce [tɑ̃.tal] : le 'an' est nasal comme dans 'enfant', et la syllabe finale '-tale' est bien articulée, contrairement à certains mots où elle s'efface à l'oral.