Effort perpétuel et vain consistant à remplir quelque chose qui se vide aussi vite qu'on le remplit, sans jamais pouvoir atteindre un résultat durable.
« « Financer ce programme social sans réformer les causes profondes, c'est remplir le tonneau des Danaïdes : l'argent disparaît sans que rien ne change. » »
Ve s. av. J.-C.
Pindare et les tragiques grecs évoquent le supplice des Danaïdes
XVIIe s.
L'expression entre en français via les traductions humanistes de la mythologie
Aujourd'hui
Fréquente en économie et politique pour critiquer un effort sans effet durable
Cette expression s’emploie partout en France.
un travail de Sisyphe (accent mis sur la répétition physique épuisante d'une même tâche, plutôt que sur le caractère percé ou défaillant du récipient)
Attention au tréma sur le ï de 'Danaïdes' : il marque une prononciation séparée des deux voyelles. On dit Da-na-ïdes en trois syllabes : [da.na.id], et non pas *[da.nɛd]. Le s final est muet. 'Tonneau' se lit [tɔ.no], avec le -eau prononcé [o].