Dépenser ou utiliser ses revenus avant même de les avoir perçus, en vivant sur des ressources futures encore incertaines.
« Il a dépensé sa prime de fin d'année dès le mois d'octobre : il mange son blé en herbe depuis des années. »
XVIe s.
Attestée chez Rabelais dans Pantagruel, dans un contexte de prodigalité ruineuse.
Aujourd'hui
Toujours employée pour dénoncer la dépense imprudente sur des revenus futurs.
Cette expression s’emploie partout en France.
vivre au-dessus de ses moyens (décrit un déséquilibre structurel, non forcément une dépense anticipée de recettes futures précises)
Le h de « herbe » est muet : on fait la liaison avec « en » et on dit [ɑ̃nɛʁb], jamais *[ɑ̃ ɛʁb]. La phrase se prononce [mɑ̃ʒe sɔ̃ ble ɑ̃nɛʁb]. Le é de « blé » est un son fermé et long : [ble].