Se marier, en évoquant la contrainte que représente l'engagement matrimonial, avec une nuance ironique ou humoristique.
« « À 38 ans, il a finalement accepté de mettre la corde au cou : ils se marient en juin devant toute la famille. » »
Moyen Âge
La vision du mariage comme perte de liberté est déjà présente dans les fabliaux médiévaux. L'image de la corde et de la laisse y est fréquente pour évoquer la conjugalité.
XVIIe s.
L'expression se fixe dans la langue française avec la double image du condamné et de l'animal en laisse, dans un registre humoristique et légèrement cynique.
Aujourd'hui
Vieillie mais encore comprise. Employée avec ironie pour commenter le mariage d'un ami qui « s'y résigne enfin ».
Cette expression s’emploie partout en France.
convoler en justes noces (registre soutenu ou solennel, sans nuance péjorative : mettre la corde au cou est familier et toujours teinté d'ironie)
« Mettre la corde au cou » : /mɛtʁ la kɔʁd o ku/. À l'oral, le « e » final de « mettre » s'efface : on entend presque « m'tr' ». La finale « cou » se prononce /ku/, comme dans « fou » ou « doux ».