Admirer quelqu'un de façon excessive en lui prêtant des qualités idéales et en ignorant ses défauts.
« Il met son entraîneur sur un piédestal et ne supporte pas qu'on le critique. »
Antiquité
Les statues des dieux et des héros reposent sur de hauts socles de pierre pour marquer leur supériorité sur les mortels
XVIe s.
Le mot 'piédestal' entre en français par l'italien 'piedestallo', portant l'image avec lui
XVIIIe s.
Le sens figuré s'installe dans les salons des Lumières : admirer quelqu'un comme une statue, au-dessus du commun
Aujourd'hui
L'expression s'emploie souvent avec une pointe d'ironie, en anticipant la désillusion : 'tomber de son piédestal'
Cette expression s’emploie partout en France.
Le 't' final de 'piédestal' est bien prononcé : on dit 'pié-des-tal'. Attention à ne pas ajouter de 'e' muet à la fin.