Gravir des marches très vite, en enjambant plusieurs d'un coup ; par extension, se déplacer ou agir avec une grande précipitation.
« Quand il a entendu la sonnette, il a monté l'escalier quatre à quatre pour ouvrir la porte avant que le livreur reparte. »
XVIIe s.
Première attestation dans les récits de vie bourgeoise et aristocratique.
XIXe s.
Entre dans la littérature réaliste (Balzac, Zola) pour rendre l'agitation des personnages.
Aujourd'hui
Très vivante dans le langage parlé et écrit, pour monter comme pour descendre.
Cette expression s’emploie partout en France.
descendre quatre à quatre (même expression mais pour la descente rapide)
On entend souvent *mont' quatre à quatre* à l'oral rapide : le « er » final de « monter » s'élide quand il est suivi immédiatement du chiffre.