Agir selon sa seule volonté, sans tenir compte des avis, conseils ou demandes des autres.
« On lui a expliqué les risques cent fois, mais il n'en fait qu'à sa tête : il part quand même seul en montagne. »
XVIIe s.
«Faire à sa tête» s'installe dans la langue classique pour désigner l'action guidée par la seule volonté personnelle.
XVIIIe s.
La tournure caractérise les personnages indépendants ou capricieux chez les moralistes et dans le théâtre.
Aujourd'hui
«N'en faire qu'à sa tête» est la forme renforcée dominante, à mi-chemin entre critique et tendresse selon le contexte.
Cette expression s’emploie partout en France.
avoir la tête dure (être difficile à convaincre, l'accent est mis sur la résistance à changer d'avis, non sur l'action libre)
À l'oral courant, le «ne» de la négation disparaît presque toujours : on dit «il en fait qu'à sa tête» plutôt que «il n'en fait qu'à sa tête».