D'une noirceur profonde et brillante, presque métallique, comme le plumage du corbeau aux reflets bleutés.
« Elle avait les cheveux noirs comme l'aile du corbeau, qui brillaient au soleil de juillet. »
Moyen Âge
Apparaît dans les romans courtois et les chansons de geste pour décrire la beauté sombre
XVIe-XIXe s.
Fréquent dans la poésie et la littérature romantique française
Aujourd'hui
Surtout littéraire à l'écrit ; à l'oral on préfère souvent "noir de jais" comme variante
noir comme du charbon (plus familier et moins poétique, moins de nuance sur le brillant)
noir comme la nuit (plus général, sans la nuance du reflet brillant)
"Corbeau" : [kɔʁ.bo]. Le "r" français est bien roulé en gorge et le -eau final est un [o] fermé.