Chercher à oublier sa peine ou sa déception en buvant de l'alcool en grande quantité.
« Après sa rupture, il a passé la soirée au bar à noyer son chagrin. »
XVIIe s.
Attestée dans la littérature et l'argot des tavernes : l'alcool comme noyade des peines
XIXe s.
Consacrée par les naturalistes dans la peinture des cabarets ouvriers
Aujourd'hui
Usage courant et familier pour tout recours à l'alcool afin d'oublier un chagrin
Cette expression s’emploie partout en France.
boire un coup (prendre un verre sans tristesse particulière, simple convivialité)
se noyer dans le travail (s'absorber dans l'activité, sans rapport à l'alcool)
'Noyer' se prononce [nwajé] : le groupe 'oy' se lit [waj], comme dans 'voyager' ou 'royale'. La terminaison '-er' est [é]. À l'oral, on enchaîne sans pause : 'noyer son-chagrin' forme un bloc fluide.