Agir avec précaution et ménagement pour ne pas blesser la sensibilité de quelqu'un, notamment en choisissant ses mots avec soin.
« Il a fallu prendre des gants pour lui annoncer que son projet avait été refusé à l'unanimité. »
XIXe s.
Première attestation dans son sens figuré : traiter quelqu'un avec ménagement pour ne pas le blesser verbalement
Aujourd'hui
Courante dans la langue parlée et écrite pour décrire la délicatesse avec laquelle on aborde un sujet sensible
Cette expression s’emploie partout en France.
prendre des pincettes (même idée de délicatesse extrême, mais « prendre des pincettes » insiste davantage sur le côté rébarbatif ou peu ragoûtant de la situation, là où « prendre des gants » met l'accent sur l'égard pour la sensibilité de l'interlocuteur)
'Gants' se prononce [ɡɑ̃], le 't' final est muet et le 'a' est long et ouvert ; ne pas prononcer le 't'.