Se vexer ou se mettre en colère pour un motif futile ou insignifiant, de façon disproportionnée.
« Je n'ai fait qu'une remarque anodine et elle a pris la mouche aussitôt. »
XVIIe s.
Attestée au XVIIe siècle : prendre la mouche évoque le geste vif pour chasser l'insecte, symbole d'une réaction instantanée à une irritation minime.
Aujourd'hui
Toujours très courante, l'expression souligne une susceptibilité excessive face à une cause futile.
Cette expression s’emploie partout en France.
quelle mouche vous a piqué ? (question sur la cause d'une mauvaise humeur soudaine, même champ sémantique, mais sens interrogatif)
'Mouche' se prononce [muʃ], le 'ou' est [u] et le 'ch' donne [ʃ] ; le 'e' final est muet.