S'installer durablement quelque part, souvent de manière excessive ou indésirable pour les autres.
« Il est venu pour le week-end et il a pris racine, ça fait trois semaines qu'il est là. »
XVIIe s.
L'image végétale des racines qui ancrent la plante dans le sol est transposée à l'être humain qui s'installe de façon excessive
Aujourd'hui
Toujours vivante, souvent avec une nuance ironique ou agacée pour désigner quelqu'un qui s'incruste et ne repart pas
Cette expression s’emploie partout en France.
s'enraciner (sens positif : s'intégrer dans une ville ou une communauté ; 'prendre racine' est souvent péjoratif)
'Prendre' se prononce [pʁɑ̃dʁ], le 'e' final est muet à l'oral courant. 'Racine' : [ʁa.sin], le 'c' se prononce [s] devant 'i' et le 'e' final est muet. En débit naturel, on enchaîne [pʁɑ̃dʁ.ʁa.sin] sans pause marquée.