Obtenir une compensation après une défaite ou une humiliation ; démontrer enfin sa valeur à ceux qui en doutaient.
« Après avoir échoué au concours l'année dernière, elle a pris sa revanche en obtenant la meilleure note de la promotion. »
XVIe s.
Apparition de 'se revancher' en français, du latin vindicare
XVIIe-XVIIIe s.
Usage dominant dans les jeux (cartes, lutte) : la revanche est le match retour
Aujourd'hui
Sens élargi à tout renversement de situation, sportif, professionnel ou personnel
Cette expression s’emploie partout en France.
se venger (plus sombre et rancunier, sans cadre compétitif ; prendre sa revanche reste dans l'esprit du jeu ou de la compétition loyale)
À l'oral, le e de 'prendre' s'efface souvent : on dit 'prendr' sa revanche'. Le ch de 'revanche' se prononce [ʃ] comme dans 'chat'.