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AccueilExpressionsprendre une veste

prendre une veste

Subir un échec retentissant, notamment lors d'une élection, d'une candidature ou d'une tentative de séduction.

Débutantamouremotionspolitiquevetementsvie-quotidienne

En situation

« Le candidat sortant a pris une veste au premier tour, il n'a obtenu que 8 % des voix. »

Où ça se dit

Cette expression s’emploie partout en France.

Partout en France

Expressions cousines

subir un échec cuisantse faire battreessuyer une défaitese faire rejeter

À ne pas confondre

ramasser une gamelle (tomber physiquement ou échouer de façon spectaculaire : 'ramasser une gamelle' est plus visuel et souvent sportif, 'prendre une veste' est plus courant dans les contextes sociaux et politiques)

Dans l'histoire

Attestée au XIXe siècle dans l'argot français. La 'veste' serait liée à l'idée de 'ramasser' ou de 'récupérer' quelque chose d'humiliant après une défaite. L'expression s'est surtout spécialisée dans les contextes électoraux et amoureux, où l'échec est public et sans équivoque.

Registre

Familier

familiersoutenu

Courant à l'oral ; s'emploie surtout dans les contextes politiques (défaite électorale) et sentimentaux (refus amoureux).

Fréquence

Courante

Cette expression

Étymologie

Attestée dans l'argot parisien du XIXe siècle. La 'veste' que l'on 'prend' (récupère) symbolise l'humiliation de repartir bredouille, comme si l'on venait d'être reconduit à la porte et contraint de reprendre son manteau. Le glissement vers les défaites électorales et sentimentales s'est opéré progressivement au XXe siècle.

Prononciation

'Veste' se prononce [vɛst], le 'e' est ouvert [ɛ] comme dans 'fête', et le 't' avant le 'e' final muet se prononce.

Le sais-tu ?

L'équivalent québécois est 'manger une claque' ou 'ramasser une volée'. En Belgique francophone, on dit aussi 'prendre son billet'. Les défaites politiques semblent inspirer des métaphores vestimentaires ou de coups dans tout le monde francophone.