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AccueilExpressionsrendre à César ce qui est à César

rendre à César ce qui est à César

Reconnaître à chacun ce qui lui revient légitimement, respecter les prérogatives et les mérites de chacun dans son domaine.

Intermédiaireantiquitebibleculturedroithistoirejusticemeritemoralepolitiquepouvoirreligionresponsabilite

En situation

« « Rendons à César ce qui est à César : c'est bien lui qui a eu l'idée initiale, même si c'est l'équipe qui l'a développée. » »

D'où vient l'expression

  1. Ier s.

    Réponse de Jésus aux pharisiens sur l'impôt romain : séparation du temporel et du spirituel (Mt 22:21)

  2. Moyen Âge

    Fondement théologique de la distinction entre pouvoir civil et pouvoir religieux

  3. Aujourd'hui

    Utilisée pour reconnaître le mérite ou la légitimité de chacun dans son domaine

Où ça se dit

Cette expression s’emploie partout en France.

Partout en France

Expressions cousines

donner à chacun sa partrespecter les prérogatives de chacunreconnaître les droits légitimesrendre hommage à qui le mérite

À ne pas confondre

prendre à Pierre pour donner à Paul (signifie redistribuer de façon inéquitable, en appauvrissant l'un pour enrichir l'autre : sens tout différent, voire opposé)

Dans l'histoire

Dans les Évangiles (Matthieu 22:21, Marc 12:17, Luc 20:25), des pharisiens tendent un piège à Jésus : payer l'impôt à Rome serait trahir Dieu, refuser serait se rebeller contre César et risquer l'arrestation. Jésus déjoue le piège en demandant à voir un denier : voyant l'effigie de l'empereur, il répond 'Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu'. La formule latine 'Reddite Caesari quae sunt Caesaris' a traversé toute la tradition juridique et politique occidentale comme principe de séparation du temporel et du spirituel. Au fil des siècles, le sens s'est élargi bien au-delà de la théologie : on l'emploie aujourd'hui pour reconnaître la part légitime de chacun, qu'il s'agisse d'un crédit intellectuel, d'une paternité d'idée, ou d'une autorité dans son domaine.

Étymologie

Du latin évangélique 'Reddite Caesari quae sunt Caesaris et Deo quae sunt Dei' (rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu), prononcé par Jésus selon les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. 'Caesar' désignait l'empereur romain et est devenu synonyme de tout pouvoir temporel légitime.

Prononciation

À l'oral, 'César' se prononce [se.zaʁ] — le s final est muet. La liaison entre 'est' et 'à' est bien réalisée : on dit [ɛ.ta se.zaʁ] et non [ɛ a se.zaʁ]. Dans les contextes laïcs, la seconde partie de la formule ('et à Dieu ce qui est à Dieu') est souvent omise.

Le sais-tu ?

La phrase complète est toujours citée en diptyque : 'Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.' Elle est fondamentale dans l'histoire politique chrétienne, ayant été invoquée pendant des siècles pour justifier la séparation du pouvoir religieux et du pouvoir civil.

Registre

Soutenu

familiersoutenu

Davantage employée dans les discours formels, à l'écrit ou dans des contextes où l'on traite de légitimité, de droit ou de hiérarchie des responsabilités.

Fréquence

Courante

Cette expression