Mourir, s'éteindre. Se dit aussi, par extension, d'un appareil ou d'un objet qui cesse définitivement de fonctionner.
« « Son vieux téléphone a rendu l'âme au pire moment : juste avant la réunion. » »
Moyen Âge
La théologie chrétienne conçoit l'âme comme un don de Dieu à l'homme : « rendre » l'âme, c'est la restituer à son créateur au moment de la mort.
XVIe-XVIIe s.
L'expression entre dans la littérature classique française pour désigner la mort avec une nuance de gravité et de spiritualité.
Aujourd'hui
Employée pour la mort d'une personne (registre solennel) mais aussi, par extension humoristique, pour un appareil ou un objet qui cesse définitivement de fonctionner.
Cette expression s’emploie partout en France.
perdre l'âme
Le « â » de « âme » est traditionnellement long à l'oral soigné : [laːm]. Dans la langue parlée quotidienne, cette longueur tend à s'effacer et l'on entend simplement [lam].