Demeurer immobile, la bouche ouverte, sous l'effet de la stupeur, de l'admiration ou de l'émerveillement.
« En découvrant le tableau de Klimt, Sophia est restée bouche bée pendant plusieurs minutes. »
XIIe-XVe s.
Le verbe « béer/baer » est courant en vieux français pour désigner une ouverture large ; la bouche béante décrit déjà la stupeur dans les textes médiévaux.
XVIe s.
"Bouche bée" se fixe comme expression dans la littérature de la Renaissance.
Aujourd'hui
Le verbe « béer » a disparu, mais l'expression reste très vivante à l'oral comme à l'écrit.
Cette expression s’emploie partout en France.
bouche bée ne signifie pas forcément de la joie : la stupeur peut être négative (mauvaise nouvelle choquante) ou positive (émerveillement)
Le "e" de "bée" est fermé et long, comme dans "fée" : prononcer [be], pas [bɛ].