Passer brusquement d'un sujet à un autre sans lien logique, changer de conversation de façon abrupte et déconcertante.
« Pendant la réunion, il a sauté du coq à l'âne : on discutait du budget et il a soudain évoqué ses vacances de l'été dernier. »
XVe s.
Le « coq-à-l'âne » désigne un genre littéraire satirique médiéval.
XVIe s.
Clément Marot popularise le genre ; l'expression entre dans l'usage courant.
Aujourd'hui
Employée pour tout changement de sujet abrupt dans une conversation.
Cette expression s’emploie partout en France.
Parler pour ne rien dire (bavardage vide sans cohérence, mais pas forcément avec changement de sujet rapide)
On dit aussi bien « passer du coq à l'âne » que « sauter du coq à l'âne ». À l'oral, la liaison entre « coq » et « à » est facultative.