Entretenir des espoirs irréalistes, se laisser conforter par des croyances qui ne correspondent pas à la réalité.
« « Il se berce d'illusions en croyant qu'il obtiendra ce poste sans diplôme ni expérience. » »
XVIIe s.
« Bercer de promesses » s'emploie déjà en français pour désigner une tromperie agréable qui endort la vigilance.
XIXe s.
L'expression se fixe autour du thème des illusions perdues, central dans la littérature française : Balzac, Flaubert, Hugo.
Aujourd'hui
Très employée pour désigner toute pensée irréaliste ou tout refus de regarder la réalité en face, bien au-delà du monde littéraire.
Cette expression s’emploie partout en France.
rêver (sens neutre ou positif, avoir des aspirations : se bercer d'illusions implique un refus conscient ou inconscient de regarder la réalité en face)
« Bercer » : /bɛʁse/, deux syllabes, le « er » final ne se prononce pas. « Illusions » : /ilyzjɔ̃/, quatre syllabes avec le son nasal /ɔ̃/ à la fin.