S'inquiéter fortement, se torturer l'esprit à propos de quelque chose ou de quelqu'un.
« « Depuis que mon fils est parti seul en montagne, je me fais du mauvais sang. » »
Antiquité
La théorie humorale d'Hippocrate associe l'inquiétude à un sang altéré, source de maladie
XVIIe s.
L'expression s'installe en français classique pour dire une inquiétude profonde, presque physique
Aujourd'hui
Toujours vivante à l'oral familier, surtout à la forme négative : 'Ne te fais pas de mauvais sang !'
Cette expression s’emploie partout en France.
se faire de la bile (synonyme quasi parfait, légèrement plus familier)
avoir le cafard (tristesse et découragement, sans l'idée d'inquiétude liée à quelqu'un ou quelque chose de précis)
Le 'g' de 'sang' est muet : on dit [sɑ̃]. 'Mauvais' se prononce [mo.vɛ], le 's' final est également muet. L'expression entière : [sə fɛʁ dy mo.vɛ sɑ̃]. À l'oral familier, la forme négative rassurante se dit souvent 'fais pas d'mauvais sang', avec élision du 'ne' et du 'de'.