Se moquer ouvertement de quelqu'un, le ridiculiser ou le traiter comme s'il était stupide.
« « Quand il a expliqué qu'il avait réparé la voiture lui-même, ses collègues se payaient sa tête en silence. » »
XIXe s.
Naît dans l'argot populaire parisien : « se payer » signifie « se régaler de, prendre son plaisir à », et « la tête » désigne la personne par métonymie.
Fin XIXe - début XXe s.
L'expression s'installe dans le français familier courant, portée par la littérature réaliste et naturaliste (Zola, Maupassant) qui transcrit la langue des milieux populaires.
Aujourd'hui
Très vivante à l'oral dans toutes les couches sociales, pour désigner toute moquerie délibérée ou traitement condescendant, qu'il soit discret ou ouvert.
Cette expression s’emploie partout en France.
faire marcher quelqu'un (l'induire en erreur, lui faire croire quelque chose de faux : se payer la tête implique une moquerie, pas forcément une tromperie)
«Se payer» : /sə peje/, l'e de «se» tombe souvent à l'oral : «s'payer sa tête» /speje sa tɛt/.