Alterner entre des positions contraires, tantôt encourager tantôt décourager, pour maintenir son emprise sur quelqu'un ou déstabiliser une situation.
« « Ce négociateur souffle le chaud et le froid : il valide nos concessions un jour et les remet en question le lendemain pour nous déstabiliser. » »
Ve s. av. J.-C.
Ésope écrit « Le Satyre et le Voyageur » : un satyre chasse un voyageur qui souffle le chaud et le froid de la même bouche. Image fondatrice d'inconstance et de duplicité.
XVIIe s.
La Fontaine adapte la fable en « Le Satyre et le Passant », ancrant définitivement l'image dans la langue et la littérature françaises.
Aujourd'hui
Très vivante dans les commentaires politiques et les négociations. Désigne une stratégie de déstabilisation délibérée par alternance d'attitudes contraires.
Cette expression s’emploie partout en France.
tirer les ficelles (manipulation cachée et constante : souffler le chaud et le froid est une tactique visible, une inconstance délibérée et observable par tous)
« Souffler le chaud et le froid » : /sufle l ʃo e l fʁwa/. « Chaud » fait /ʃo/ (le d ne se prononce pas). « Froid » fait /fʁwa/ (le d ne se prononce pas).