Bavarder agréablement avec quelqu'un, avoir une conversation informelle et détendue sans but particulier.
« « On s'est retrouvées au marché et on a taillé une bavette pendant une bonne heure sans voir le temps passer. » »
XIXe s.
Née dans le vocabulaire populaire des bouchers parisiens. Tailler la bavette (morceau de bœuf) accompagnait la conversation détendue des clients pendant la découpe.
Aujourd'hui
Expression familière bien vivante à l'oral, pour tout bavardage agréable et sans but particulier. « Tailler » ne s'emploie plus guère qu'ici avec ce sens.
Cette expression s’emploie partout en France.
faire des commérages (parler de la vie des autres de façon malveillante : tailler une bavette désigne simplement une conversation agréable, sans intention de nuire)
« Tailler une bavette » : /taje yn bavɛt/. Le « ill » de « tailler » donne /j/ : /taje/. « Bavette » fait /bavɛt/, deux syllabes, avec le son /ɛ/ ouvert.