Celui qui tend un piège ou cherche à tromper se retrouve lui-même pris à son propre jeu ; le trompeur finit par être trompé.
« « Il pensait doubler ses associés et récupérer la mise seul. Tel est pris qui croyait prendre : c'est lui qui s'est retrouvé sans rien. » »
1678-1679
La Fontaine publie « Le Rat et l'Huître » (Fables, Livre VIII) et forge cette formule conclusive
XVIIIe-XIXe s.
La maxime est reprise dans les recueils moraux comme avertissement contre la présomption et la ruse mal placée
Aujourd'hui
Proverbe courant, souvent dit avec une satisfaction ironique face à un retournement de situation
Cette expression s’emploie partout en France.
qui sème le vent récolte la tempête (conséquences de ses propres actes mais sans l'idée de piège retourné)
l'arroseur arrosé (sens voisin mais image différente, souvent plus comique)
On dit /tɛl ɛ pRi ki kRwajɛ pRɑ̃dR/. À l'oral rapide, « qui croyait » peut se contracter en « qui croyait » sans pause notable entre « pris » et « qui ».