Résister fermement à quelqu'un, refuser de céder sous la pression ou l'autorité sans se laisser intimider.
« Elle a tenu tête au directeur pendant toute la réunion : elle défendait son projet et n'a cédé sur aucun point. »
XVIIe s.
Attestée dans le vocabulaire du combat : tenir ou baisser la tête marque la résistance ou la capitulation dans les duels et affrontements physiques
Aujourd'hui
Employée dans tous les contextes de confrontation (professionnelle, familiale, politique) pour désigner toute forme de résistance ferme et organisée
Cette expression s’emploie partout en France.
se prendre la tête avec quelqu'un (se disputer de manière nerveuse et épuisante, sans l'idée de résistance organisée)
À l'oral familier, la consonne finale « r » de « tenir » s'efface souvent : on entend [t(ə)ni tɛt]. L'accent tonique porte sur « tête ». Dans la locution figée, aucune liaison n'est obligatoire.