En cherchant à éviter un danger, se retrouver dans une situation encore plus mauvaise.
« « Il a quitté son emploi stressant pour rejoindre une startup prometteuse, mais la startup a fait faillite : il est tombé de Charybde en Scylla. » »
vers 800 av. J.-C.
L'épisode figure au chant XII de l'Odyssée d'Homère. Ulysse, conseillé par Circé, préfère affronter Scylla plutôt que de risquer le tourbillon de Charybde.
Moyen Âge
La formule latine « Incidit in Scyllam qui vult vitare Charybdim » circule parmi les lettrés comme proverbe. L'image est déjà universelle en Europe.
XVIe s.
L'expression s'acclimate en français, notamment chez Rabelais. Elle entre dans le vocabulaire des humanistes de la Renaissance.
Aujourd'hui
Employée à l'écrit dans la presse et la littérature pour désigner tout saut d'un danger à un autre encore pire.
Cette expression s’emploie partout en France.
être entre Charybde et Scylla (désigne la situation de choix impossible AVANT la décision, non l'issue malheureuse après coup)
« Charybde » se prononce /kaʁibd/ (le ch initial se lit k, à la grecque). « Scylla » se prononce /sila/ (le sc se lit s). Ces deux prononciations sont contre-intuitives pour un francophone.