Perdre la faveur d'un supérieur ou d'un groupe, être écarté de sa position ou de sa confiance.
« « Après cette déclaration malheureuse, la ministre est tombée en disgrâce auprès du Premier ministre. » »
XVIIe siècle
À la cour de Louis XIV, tomber en disgrâce peut signifier l'exil ou la prison : Fouquet en est l'exemple le plus célèbre (1661).
XVIIIe siècle
La notion reste centrale sous la monarchie absolue, où la faveur royale détermine rang, fortune et liberté.
Aujourd'hui
L'expression s'est démocratisée et s'emploie dans tout contexte hiérarchique, politique ou professionnel.
Cette expression s’emploie partout en France.
être en défaveur (terme plus neutre et moins dramatique, souvent provisoire)
L'accent circonflexe de « disgrâce » est une marque historique, trace d'un ancien s muet hérité du latin « disgratia ». On prononce simplement /disɡʁas/, sans allonger le « a ».